Au Japon, la beauté ne s’exhibe pas, elle se travaille. À Tokyo, Françoise accompagne une troupe de danseuses de butō. Ici, le corps ne cherche pas à séduire mais à exprimer, à travers la lenteur et l’intensité, une présence presque hypnotique. Chaque mouvement résulte d’un entraînement rigoureux où la maîtrise prime sur l’apparence. Dans une okiya, le regard change encore. Le quotidien d’une geiko révèle une beauté façonnée par l’exigence artistique, la répétition et le sens du détail. Loin des fantasmes, ce métier repose sur une discipline constante et un engagement total. Au fil des rencontres, se dessine une conception japonaise de la beauté comme fruit du travail, de la patience et de l’attention portée à chaque geste.