Depuis le début des débats sur la loi sur la fin de vie, aujourd’hui réexaminée à l’Assemblée nationale après son rejet par le Sénat en janvier 2026, des militants antivalidistes pointent ce qu’ils considèrent comme un angle mort de la gauche : un progrès revendiqué au nom des droits humains, mais pensé sans eux. Car même si le texte ne vise pas explicitement les personnes handicapées, il renforce, selon elles, une idée aussi insidieuse que dangereuse : celle que certaines vies auraient moins de valeur, seraient moins dignes, moins désirables. Et que leur interruption serait parfois, au fond, un soulagement.