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\r\nEn avance sur l’Europe médiévale, le monde islamique entame sa Renaissance à partir du VIIIe siècle, à Bagdad. La ville se trouve alors au centre d’un empire à la croisée de toutes les cultures. Les savants musulmans opèrent à cette époque une synthèse entre les idées gréco-romaines, les mathématiques et l’astronomie des Perses et des Indiens pour jeter les fondements de la science moderne. Ces connaissances seront développées par des savants européens comme Chaucer, Fibonacci et Galilée. Cet épisode se concentre notamment sur la Maison de la Sagesse à Bagdad et sur les mosquées de la grande université du Caire. Ainsi, quand l’Europe sombrait dans l’obscurantisme, les scientifiques musulmans posaient, au viiie siècle, les prémices de la Renaissance. C’est l’âge d’or islamique, exploré par le quatrième épisode. En s’appropriant les idées des Romains, des Grecs, et même des Indiens pour la numération moderne, les savants de Bagdad ont développé de nouvelles connaissances, qu’ils enseignèrent dans les premières universités, dont celle de la mosquée Al-Azhar, au Caire. Au cours des Croisades, ce savoir gagnera les Européens. On trouve les traces de cette influence arabe dans l’Espagne musulmane, mais aussi, étonnamment, en Angleterre, dans la cathédrale de Salisbury.