Soucieuse d’étendre sa zone d’influence, la Chine multiplie les investissements à l’étranger, avec un objectif en ligne de mire : l’Asie centrale. Pékin n’y construit pas seulement de nouvelles routes et des postes-frontières, mais investit aussi dans des projets énergétiques et éducatifs. Démarche hégémonique ou réelle opportunité pour la région ?
Une superpuissance chasse l’autre ? Depuis le début de la guerre en Ukraine, les pays d’Asie centrale diversifient leurs partenariats afin de réduire leur dépendance à la Russie. Un acteur mondial en profite particulièrement : la Chine, qui est devenue le principal partenaire économique de la région en 2025. Au Tadjikistan, le bâtiment du Parlement a été construit avec des fonds chinois. Au Kazakhstan et en Ouzbékistan, des parcs éoliens et solaires voient le jour. Au Kirghizstan et dans les pays voisins, la Chine extrait de l’or et des terres rares.
L’Asie centrale court-elle le risque d’être pillée et inféodée à Pékin ? Timur le redoute. Ce photographe ouzbek remonte la piste de la « Nouvelle route de la soie » à Tachkent, entre vestiges de l’ère soviétique et gratte-ciel chinois flambants neufs. Il échange avec des Ouzbeks et des commerçants chinois.
Qui profite de ce nouveau partenariat ? Les investissements s’accompagnent aussi de création d’emplois. « Tracks East » suit un routier kirghize sur l’asphalte et jusqu’à la frontière chinoise.
Qui est sous pression ? Au Kazakhstan vit une importante minorité ouïghoure. Sa terre d’origine se trouve de l’autre côté de la frontière : dans le Xinjiang chinois. Là, de nombreux Ouïghours et membres d’autres groupes musulmans(Kazakhs, Kirghizes et Tadjiks) sont détenus dans des camps, où ils sont soumis au travail forcé et à la torture. Dina a survécu à plus d’un an d’internement et a fui au Kazakhstan. Aujourd’hui, elle raconte.
Magazine (Allemagne, 2026, 30mn) Disponible jusqu’au 21/01/2030