Dans cette conférence, Florence Dellerie expose des arguments montrant que la notion d’«alimentation naturelle», très souvent mise en opposition avec le végétarisme et le végétalisme (qualifiés de pratiques «artificielles», «idéologiques» et souvent appelés «régimes carencés»), n’est pas pertinente.

Elle aborde le fait que les questions nutritionnelles, notamment la question de la vitamine B12, sont souvent instrumentalisées pour disqualifier la pratique du végétalisme, et en quoi cela est fallacieux. Il y est notamment question des compléments alimentaires «cachés» dans les modes d’alimentation les plus courants, notamment du cas particulier de l’iode.

Elle développe également l’idée que la remise en question du concept d’alimentation naturelle peut être utile aux personnes engagées dans le mouvement animaliste. D’une part, pour la santé et la solidité du mouvement; et d’autre part, pour favoriser la pensée critique vis-à-vis de certains discours tenus par des filières spécistes et remettre en question la chimiophobie, les visions finalistes du monde et, plus largement, l’éloge de la naturalité si préjudiciable aux être sentients.