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De forme identique, durs comme la pierre et sans réelle saveur. Le constat est amer mais pourtant vrai : les fruits d’été ont perdu leur goût. Tout le monde endosse sa part de responsabilité. Les producteurs en cédant aux sirènes de l’agriculture intensive. Le consommateur en voulant consommer toute l’année des fruits à l’aspect irréprochable. Ces méthodes de production ont lieu aussi bien en Espagne qu’en France. Mais les lignes bougent. Un peu partout en France, des petits producteurs nous offrent une alternative. Leurs récoltes poussent dans de bonnes terres et sont cueillis à maturité, la clé du succès pour obtenir un fruit au goût délicieux. C’est le cas des fraises des Frères Pique, des melons de Guislain Jean que l’on retrouve localement dans quelques hypermarchés. Reste un autre combat : la diversité. Aujourd’hui, sur nos étales l’on retrouve toujours les mêmes variétés de fruits. Un catalogue établi par les services administratifs autorise la commercialisation de seulement quelques semences. Les anciennes variétés sont la plupart bannies de ce guide officiel. Certains producteurs essayent de réintroduire des cultures aux goûts exceptionnels… sous peine d’amende. Alors, sous le manteau, des particuliers s’échangent des graines pour les cultiver dans un coin de leur potager. La bataille du bon fruit d’été ne fait que commencer. Un documentaire d’Olivier de Vellis.