Fabien est un habitué de la justice. Son casier compte plus de trente condamnations pour vols et trafic, et il a déjà passé seize années derrière les barreaux. Pour terminer sa peine, le juge lui a accordé un aménagement : le port d’un bracelet électronique. Ce dispositif, qu’il porte jour et nuit, le maintient sous surveillance permanente. Une équipe vérifie à distance qu’il respecte bien ses horaires et qu’il est présent à son domicile l’après-midi.

Car les près de 10 000 personnes équipées d’un bracelet — délinquants condamnés à de courtes peines ou détenus en fin de parcours carcéral — ne sont pas réellement libres. Le moindre écart peut avoir des conséquences : retards répétés ou manquements aux règles peuvent entraîner un retour en prison. Le système semble efficace, puisque seuls 700 porteurs sur 10 000 réintègrent un établissement pénitentiaire. Mais il reste fragile : le bracelet n’intègre pas de géolocalisation et peut être retiré sans grande difficulté.


Un documentaire de Sébastien Gilles