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La Serbie, un pays de 7 millions d’habitants, est sortie de son isolement pour devenir candidate à l’entrée dans l’Union Européenne. Un parcours vers l’adhésion qui repose sur une forte croissance économique. Mais aujourd’hui, sa population conteste un modèle de développement qui se fait au prix de lourdes conséquences pour l’environnement. Les habitants de la vallée du Jadar, dans l’ouest de la Serbie, le long de la frontière avec la Bosnie-Herzégovine, refusent de sacrifier leur région au nom de la transition énergétique. Depuis plusieurs semaines, la contestation ne faiblit pas. A l’origine de la colère, le projet d’exploitation d’un immense gisement de lithium indispensable aux batteries des voitures électriques, par la multinationale anglo-australienne Rio Tinto. Le gouvernement, qui soutient le projet, est accusé d’avoir encouragé des investisseurs peu regardants sur l’environnement. Alors que des élections générales se préparent pour le début du mois d’avril, la fronde populaire largement médiatisée a fait trembler l’autocrate Aleksandar Vucic qui, jusque-là, vantait une opportunité économique unique pour son pays. Le vent a tourné. Face à l’opposition farouche de la population, Rio Tinto a suspendu son projet de mine de lithium en Serbie. Disponible jusqu’au 03/01/2052