Derrière sa façade romantique et pittoresque de palais, d’églises et de canaux, la Sérénissime recèle une étonnante diversité naturelle – et très bien cachée. Car l’immense lagune de Venise cache des recoins où ne s’aventurent jamais ses millions de visiteurs. Cette zone humide, composée d’un labyrinthe d’îles inhabitées, de canaux engloutis et de bancs de sable marécageux représente un écosystème fragile et riche. De nombreux oiseaux de mer – flamants roses, cormorans, martins-pêcheurs et sternes – profitent de ses eaux poissonneuses, tandis que la cité grouille d’une faune nocturne que les Vénitiens préféreraient oublier : les martres et les inévitables rats.