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Avec ce reportage on va vous intéresser à un pays, l’Afghanistan, dont le peuple, ses femmes en particulier, va de tragédie en tragédie. Un pays qui a basculé en août dernier, et qui semble déjà tellement loin de nos préoccupations. Mais l’histoire que nous avons été filmer à Kaboul, la capitale, est très belle et elle se termine bien cette fois, vous allez le voir.

Il était une fois une école de musique, qui comptait 300 musiciens, dont de nombreuses jeunes filles. L’Institut national de musique d’Afghanistan a grandi durant la parenthèse démocratique de ce pays. Son ensemble entièrement féminin, l’orchestre Zhora, a joué dans le monde entier, il a même suscité une standing ovation des Chefs d’Etat au forum de Davos, en Suisse. Encore plus que la beauté des œuvres qu’il joue, cet ensemble de jeunes musiciennes manifestait le symbole de la liberté des femmes, de leurs droits et de leur joie de vivre en liberté.

Et puis, les Talibans ont pris le pouvoir. Pour eux, la musique est satanique, impie. L’école a été fermée, les musiciennes et musiciens renvoyés dans la peur et la répression, leurs instruments séquestrés. L’histoire qu’on vous raconte ce soir, c’est celle de leur incroyable évasion d’Afghanistan, grâce à la détermination de leur directeur. Anne-Frédérique Widmann, avec la collaboration de Frank Preiswerk, a pu filmer en exclusivité le récit de cette aventure, à Kaboul, au Qatar et à Genève. Une belle histoire, qui donne un peu d’espoir à ce pays retombé dans l’obscurantisme religieux et sectaire.

Aux dernières nouvelles, les femmes que vous avez vues dans ce reportage manifester dans les rues de Kaboul ont été durement réprimées et placées en détention. Après avoir privé de rentrée scolaire les écolières et les étudiantes en septembre dernier, les Talibans viennent de promettre d’ouvrir les écoles à toutes les filles sans limite d’âge, dès le 21 mars prochain. C’est qu’ils doivent bien donner quelques gages à la communauté internationale, pour obtenir un peu d’aide face à la misère dans laquelle est plongé l’Afghanistan.

Un mot encore pour exprimer notre solidarité à notre consoeur Ophélie Meunier de M6 qui vit désormais sous protection policière à la suite des menaces de mort qu’elle a reçues après la diffusion d’un reportage sur la radicalisation islamiste en France.

Pour que les jeunes puissent enfin reprendre leurs études de musique et préparer de futurs concerts, ils ont besoin d’instruments de musique (qu’ils n’ont toujours pas reçus) et d’argent. Faire des dons pour les soutenir est possibles sur ce site: https://www.anim-music.org

Un reportage de Anne-Frédérique Widmann avec la collaboration de Frank Preiswerk.