Dans un premier temps, penchons nous sur « Le gras est politique ». Elles sont grosses et discriminées pour cela. Ce sont des remarques, des regards, des insultes, des commentaires. C’est un patron de restaurant qui, lors d’un entretien, vous annonce qu’il ne peut vous embaucher parce que vous dissuaderiez les clients de commander un dessert. C’est un médecin qui passe à côté du bon diagnostic, car il estime que tout est lié à votre poids. C’est un amant qui n’ose pas s’afficher à vos côtés. Elles racontent avec puissance leur quotidien et leur recherche de liberté. Leurs récits bouleversants interrogent notre rapport aux normes esthétiques et alimentaires, et donnent à comprendre pourquoi la grossophobie est un enjeu féministe.
Dans un second temps, intéressons nous à un des sujets les plus clivants vis-à-vis du corps des femmes : la pilosité. S’épiler c’est douloureux, ça prend du temps et ça coute cher. Pourtant, que ce soit à la cire, au rasoir ou à la crème dépilatoire, 80% des femmes retirent leurs poils, et ce, dès le collège. Celles qui ne le font pas sont discriminées, moquées, montrées du doigt. Pour certaines, ce sera vu comme du militantisme féministe extrémiste, pour d’autres comme une marque de négligence, voire un manque de professionnalisme au travail. Pourquoi tant de haine pour le poil féminin ? Qu’est-ce que cela raconte en termes d’égalité entre les femmes et les hommes, de construction de genre et de rapport à la sexualité ?