rnTélérama, TTT : « Filmer une bibliothèque, c’est révéler les fantômes qui logent dans ses murs. La présence silencieuse de personnages et d’auteurs, qui attendent sur ses rayonnages qu’un visiteur les sollicite, les tire du sommeil pour engager avec eux un dialogue singulier. (…) D’une caméra inspirée, le documentariste isole une enluminure du XVe siècle et le visage absent du monde d’une lectrice, un dessin griffonné par Artaud sur le mauvais papier d’un cahier de brouillon ou le ballet automatisé des « nacelles », qui acheminent vers leurs destinataires les ouvrages demandés. Avec une grâce souveraine, Frédéric Laffont signe une évocation rêveuse de ce lieu de mémoire et de chuchotements, invoque Hamlet et Gutenberg, se glisse dans les pas d’un habitué des lieux que sauva autrefois de la mort sa connaissance du latin, donne la parole à Tolstoï et à Apollinaire&; «