Disponible jusqu’au 22/02/2026
Le syndrome de l’imposteur est largement répandu chez les artistes. De Billie Eilish à Tom Hanks, tous disent avoir l’impression de ne pas mériter leur succès. Et si le bluff était un passage obligé pour réussir ? Au travail, dans les applis de rencontre ou dans l’art, il semble être la clé du succès. Mais où s’arrête l’autopromotion et où commence la supercherie ?
« Twist » suit des artistes rongés par le manque de confiance en soi et un sentiment d’imposture. Le peintre, designer et comédien Willy Cartier a débuté comme mannequin pour Givenchy et Karl Lagerfeld. Aujourd’hui encore, il doute de ses talents.
L’artiste conceptuel Jens Haaning a fait de la supercherie une œuvre d’art. Pour une exposition à Aalborg, il a proposé de coller dans des cadres des billets de banque d’une valeur de 70 000 euros. Or, le Danois a gardé l’argent et renvoyé des cadres vides. Ce qu’il qualifie d’art est considéré comme de l’escroquerie par le musée. Le cinéaste Ole Juncker lui a consacré le film “Take the Money and Run”.
Selon la philosophe Ariadne von Schirach, le monde de l’art encourage l’imposture. Que ce soit la banane scotchée au mur de Maurizio Cattelan ou les “Balloon Dogs” de Jeff Koons, la valeur réelle de ces objets est déconnectée de leur prix de vente. Mais cette surenchère a un sens, estime-t-elle : l’art est un trompe-l’œil pour mieux nous ouvrir les yeux.
Une question reste entière : l’art peut-il exister sans mensonge ni illusion ? Avec ses dispositifs de projections, de géo-mapping et de mondes virtuels, la plasticienne munichoise Betty Mü livre des éléments de réponse : elle revendique leur caractère artistique, loin de toute supercherie.
Disponible jusqu’au 22/02/2026