Instant de vérité, et d’infinie sensibilité, que celui où le luthier remet entre les mains du musicien l’instrument qu’il a construit. La première fois que le violon sonne, l’artisan commence enfin à avoir un retour palpable sur des jours de travail patient et solitaire, du choix des bois à tous ces gestes précis qui furent les siens pour imaginer l’instrument. Mais pour donner vraiment la vie au violon, le luthier a besoin, au-delà de ses propres mains, de celles du musicien ; un travail de création à quatre mains et deux sensibilités musicales qui se rencontrent alors.