La guerre d’Algérie ne s’est pas jouée uniquement dans les djebels ou les rues de la Casbah, mais elle a trouvé un champ de bataille tout aussi féroce au cœur des prétoires. Durant ce conflit de décolonisation, l’appareil judiciaire français est devenu un instrument central, souvent controversé, de la répression d’État. Loin d’être un simple arbitre neutre, la justice s’est retrouvée militarisée, transformant les tribunaux en une véritable arme de guerre psychologique et politique.