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Reine du disco, muse, peintre, animatrice de télévision, comédienne : Amanda Lear n’a cessé de se réinventer tout en entretenant savamment son mystère. Nourri de ses souvenirs et de témoignages de proches (Jean Paul Gaultier, Macha Méril…), un portrait savoureux de la diva androgyne.

Est-elle née femme ou homme ? En 1939 ou 1950 ? À Hongkong ou Saigon ? Si ses origines demeurent un mystère, on en sait plus sur les multiples vies “d’après” menées par Amanda Lear. Étudiante en art, la grande liane commence sa carrière dans le mannequinat entre Paris et le Swinging London. Salvador Dalí, qui la courtise en lui récitant des vers de García Lorca, fait d’elle sa muse, avec l’assentiment de son épouse Gala, et la propulse dans la jet-set parisienne. Mais c’est un autre maestro de la mise en scène de soi, David Bowie, l’un de ses célèbres amants rock avec Brian Jones et Bryan Ferry, qui la pousse à prendre le micro. Dans les années 1970, Amanda Lear, voix grave et sex-appeal indéfinissable, cartonne en Allemagne avec des tubes disco tels que « Follow Me ». Dans une Italie elle aussi conquise, la diva, recrutée par Berlusconi, présente des émissions de télévision qui font d’elle une star. Il lui faudra attendre 1978 et l’inauguration du Palace, bientôt temple fameux de la nuit parisienne, pour accéder à la notoriété en France. Lors de cette soirée d’anthologie, elle rencontre son futur mari, Alain-Philippe Malagnac, dont le décès dans l’incendie de leur maison du sud de la France, en 2000, la laissera dévastée. Avant qu’elle ne décide, une fois de plus, de se réinventer, notamment sur les planches.

Documentaire de Gero von Boehm disponible jusqu’au 26/05/2022.