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\r\nRendues publiques en septembre, les conclusions de la première étude indépendante sur les OGM, conduite par le chercheur français Gilles-Eric Séralini, provoquent un vrai choc sur une question hautement sensible. Corinne Lepage est abasourdie : « C’est quand même terrifiant… ». Invitée le 16 décembre dernier à découvrir les premiers résultats de l’étude du Pr Séralini sur l’éventuelle toxicité du maïs OGM NK603 sur la santé des mammifères, la députée européenne et ancienne ministre de l’Environnement ne devrait pas être la seule à s’inquiéter des conclusions de ce travail. Réalisée pendant deux ans par un laboratoire spécialisé agréé sous la direction du Criigen (Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique), cofondé en 1999 par l’avocate et Gilles-Eric Séralini, aujourd’hui professeur en biologie moléculaire à l’université de Caen, cette étude, « une première mondiale, est la plus longue et la plus détaillée à ce jour sur un OGM », précise ce dernier. « Nous avons également réalisé dans le même temps une autre étude sur le principal pesticide utilisé dans le monde : le Roundup. »