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Ce docu n'a pas de note Le salon international de la lingerie à Paris, c’est le grand rendez-vous annuel de tous ceux qui comptent dans la profession. C’est « the place to be » pour tous les professionnels qui viennent passer commande de modèles que l’on retrouvera en boutique six mois plus tard. Acheteurs, journalistes, passionnés ou simples curieux, il brasse des dizaines de visiteurs chaque jour. Et pour cause : dans l’imaginaire collectif, la lingerie est associée à la séduction voire même à la sexualité. Le marché est donc en pleine expansion et on voit de plus en plus apparaître des modèles de lingerie coquine très suggestifs, idéaux pour stimuler l’imagination… Bien qu’il soit la plupart du temps dissimulés, les sous-vêtements sont devenus des accessoires de mode à part entière chez les femmes comme chez les hommes. Ce n’était pas un pari gagné, car ce vêtement a subi beaucoup de moqueries à travers les âges. Des fameuses culottes de grand-mères aux soutiens-gorges brûlés dans les années 60, il en a fait du chemin.

Le salon comme vitrine

Le salon international de la lingerie à Paris, c’est une vitrine gigantesque pour les marques reconnues comme pour les petits créateurs. De la lingerie sage à la lingerie coquine, aucun style n’est tabou et chaque créateur peut présenter ses modèles devant un public sans cesse croissant. En effet, pendant trois jours, c’est plus de 28 000 visiteurs qui recherchent les dernières tendances : le soutien-gorge, la culotte, le slip ou le bodystocking qui fera chavirer le cœur des futurs consommateurs. Outre le public important, c’est aussi plus de 4 000 marques qui sont présentes dans les stands. Parmi eux, certains se battent pour la survie de leur entreprise, d’autres pour se faire un nom… Mais face aux mastodontes de l’univers des sous-vêtements, la bataille est souvent redoutable.

La lingerie, un domaine en vogue

Aujourd’hui la lingerie, c’est plus de la moitié du budget habillement des femmes. Les Françaises dépensent plus d’argent pour les dessous que pour les dessus. Ainsi, elles achètent pour plus de deux milliards et demis d’euros de lingerie fine. De la petite culotte tendance au soutien-gorge dernier cri, rien ne les arrête : en moyenne, une Française dépense près de 200 euros par mois pour ses sous-vêtements. Des petits bouts de tissu qui peuvent parfois atteindre des prix astronomiques. Et les hommes s’y mettent aussi ! En effet, ils représentent désormais plus de 20 % des achats de lingerie en France. Ce sont les jeunes de 18-25 ans qui en sont le plus friand. Aujourd’hui en lingerie homme le must du moment, c’est l’ensemble t-shirt boxer un peu moulant…

Un marché lucratif

Cela dit, l’essentiel du marché reste sans conteste les femmes. Les Françaises sont même les premières acheteuses de sous-vêtements en Europe devant les Anglaises. Il y a beaucoup d’argent à gagner dans la lingerie. Pour baisser les coûts, certaines marques n’hésitent pas à pratiquer les méthodes du hard-discount et pratiquent les délocalisations en Chine ou en Turquie. La concurrence est rude et beaucoup d’entre elles lorgnent sur les créations des autres pour s’inspirer. Difficile parfois de se faire une place pour les jeunes créateurs talentueux…