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Aux États-Unis, 16 millions de personnes souffrent d’une grave maladie mentale. Mais les soins quotidiens en milieu hospitalier sont réservés à une minorité. Dans les hôpitaux publics le bras de fer est permanent entre médecins et assurances, les compagnies refusent de prendre en charge les traitements souvent coûteux. Les médecins ont rarement le dessus, même quand il s’agit de malades dangereux. À Los Angeles, un véritable bidonville de SDF psychotiques s’est constitué en centre-ville, des taxis y larguent des malades encore vêtus de leur blouse d´hôpital. Plusieurs établissements ont été récemment condamnés pour abandon de malades. Résultat : ce sont les policiers qui doivent gérer dans la rue ces patients désorientés. Souvent déroutants, les comportements schizophrènes ou psychotiques ne sont pas forcément dangereux. Mais les policiers ne sont pas formés pour identifier ces pathologies, et encore moins pour les prendre en charge. Les bavures sont nombreuses. Elles ont même coûté la vie à plusieurs malades au cours des derniers mois. On estime qu’il y aurait aujourd’hui 250 000 sans-abris aux États-Unis souffrant de problèmes psychiatriques. Pour éviter les dérapages, certaines villes ont décidé de former leurs unités de police à ce public particulier. Quand une nation ne sait plus comment soigner ses fous : voyage au coeur de la psychiatrie américaine. Un documentaire d’Arnaud Levert pour Patrick Spica Production