Dans les cités grecques, la citoyenneté ne se réduit pas à un statut acquis une fois pour toutes : elle suppose le maintien d’une timè, c’est-à-dire d’un honneur civique qui fonde la pleine participation à la vie politique. À l’inverse, sa perte — l’atimia — marque une forme de déchéance, à la fois morale et juridique, qui peut priver le citoyen de tout ou partie de ses droits. À travers les normes de conduite attendues, les sanctions encourues et les mécanismes d’exclusion ou de réintégration, se dessine une citoyenneté exigeante, étroitement surveillée par la cité elle-même.