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Le village de chercheurs d’or de Pilgrim’s Rest, premier village de mineur du pays au 19e siècle est resté en l’état. Ses habitants en sont devenus les guides et les animateurs après la fermeture de la mine d’or en 1972. Dans l’unique restaurant, le personnel aime bien quitter un instant les cuisines pour faire l’aubade aux clients… avec des chants de mineurs.
A Johannesburg, l’or continue d’alimenter l’économie. La ville repose sur un filon d’or de 7 kilomètres de long qui donne 10 gramme d’or pour 1 tonne de roches. Les habitants appelent leur ville Joburg, ou Jozi; les Zoulous disent Egoli, la ville de l’or.
Pendant que les mines modernes s’enfoncent de plus en plus loin dans le sol, les mines désaffectées deviennent des parcs d’attraction; à Gold Reef City on descend dans les galeries, on croise les fantômes des mineurs disparus, on assiste à la fonte d’un lingot d’or et on peut le toucher, ça porte bonheur.
L’or est directement lié à la création des townships au temps de l’apartheid et Soweto est la plus célèbre de ces cités-dortoir réservées aux travailleurs noirs. Banlieue de 1 million d’habitants, Soweto peut se visiter en bicyclette. Les shebbens, bar sommaires en tôle ondulée accueillent les visiteurs avec de la bière locale, des habitants font visiter leur maison et les enfants mettent des bottes pour danser la Gumboot Dance, la danse des mineurs.
Pour les sportifs, il n’y a rien de mieux que le sable ocre des anciens terrils pour aller surfer le dimanche.
La ville du diamant est Kimberley, ou un trou de 800 mètres de diamètre sur 400 mètres de profondeur témoigne de l’acharnement des premiers chercheurs de diamants; le gisement a livré 2722 kilos de diamants purs.
C’est la ville de Cécil Rhodes, jeune anglais devenu milliardaire en rachetant une à une toutes les concessions, fondateur de la Société De Beers qui domine toujours le marché du diamant. Rhodes a aussi créé le Kimberley Club, archétype du club anglais, jadis réservé à l’élite blanche et masculine.
Le plus gros diamant d’Afrique du Sud, d’un poids de 621 grammes, est découvert en 1905, à seulement 9 mètres du sol, dans la mine de Cullinan, la seule mine de diamants ouverte aux visiteurs. Elle produit actuellement un quart des plus beaux diamants du monde.

Les carnets d’Afrique du Sud sont une invitation à la découverte de la vie quotidienne en Afrique du Sud aujourd’hui.
Terre de contrastes, l’Afrique du Sud est «un monde dans un seul pays». Bordée par l’océan atlantique et l’océan indien, traversée par de hautes chaînes de montagnes, elle possède des déserts parmi les plus inhospitaliers, des terres fertiles et de grandes forêts; ses baobabs sont les plus gros d’Afrique, ses parcs naturels protègent une faune sauvage en plein développement; le sous sol est réputé pour ses richesses en or , diamants, platine et uranium; ses vins s’exportent dans le monde entier. Les 5 principales villes du pays, Johannesburg, Pretoria, Le Cap, Durban et Port Elisabeth, sont des destinations touristiques de plus en plus fréquentées et les médias du monde entier sont venus sur place fêter le 90e anniversaire de Nelson Mandela, le père de la «nation arc en ciel».
Comment vit-on en Afrique du Sud, d’ou viennent les onze langues officielles qu’on y parle, quels sites racontent son histoire, quels paysages font rêver ses habitants, quelles cultures, quelles religions s’y rencontrent?
Du nord au sud du pays, à l’intérieur des terres et le long des côtes, dans les métropoles comme dans les villages, nous suivrons le quotidien, les fêtes, les célébrations collectives et familiales; nous irons sur les marchés et dans les cuisines, nous irons dans les mines d’or et de diamants; nous irons en mer pour assister aux migrations des baleines et dans les villages ou des jeunes femmes célèbrent en dansant le mythe du python géant qui jadis exigeait leur sacrifice; nous irons dans les townships ou des artistes s’engagent contre la violence. Nous visiterons des fermes dans la brousse ou vivent les descendants des Boers, nous suivrons la piste des éléphants qui traverse les grands parcs nationaux et la route des vins ouverte par les huguenots français.
Pays de musique, l’Afrique du sud a longtemps arboré comme porte parole Myriam Makéba, la chanteuse zoulou, et Johnny Clegg le chanteur blanc; ils sont le devant d’une scène ou se presse une multitude de groupes et de musiciens qui sillonnent le pays. Le voyage sera bercé par leurs rythmes.
Les Carnets d’Afrique du Sud, comme les précédents Carnets en Amérique, en Asie, au Mexique et au Japon, donneront la priorité au vécu et au quotidien. Ils veulent montrer ce qui fait l’attachement des sud-africains à leur pays et proposer de façon simple et accessible un voyage pour la découverte et la compréhension de la culture Sud Africaine.