Ce docu n'a pas de note Jeux afro : les mathématiques dans la culture africaine

Comme dans bien d’autres cultures, les jeux occupent une place importante dans de nombreuses sociétés africaines depuis des centaines d’années. Les jeux afro, créoles et panafricains peuvent sembler être des divertissements futiles, mais la plupart ont des histoires sous-jacentes et soulignent l’importance des tâches de la vie quotidienne. Aujourd’hui, plusieurs pays africains introduisent des jeux traditionnels dans les programmes scolaires, dans le but de les préserver et d’en tirer des enseignements.

Les jeux de société dans la culture africaine !

Bien qu’il n’y ait pas d’histoire unique de leur origine, les jeux de société originaires d’Afrique, dont certains se sont répandus dans le monde entier, constituent un excellent outil pour s’amuser et développer de nouvelles compétences. À cet égard, des jeux comme Mancala sont appelés « jeux d’échecs africains » ! En ce sens, Damien, un jeune créateur de jeux de sociétés et livres créoles d’Afrique et de la caraïbe vous invite à découvrir une sélection de jeux afro qui exigent un raisonnement extrême et un excellent sens de stratégies.

Mancala : des jeux répandus en Afrique et les Caraïbes

En général, les jeux Mancala se jouent entre deux adversaires sur des plateaux, qui peuvent être faits de différents matériaux. À l’origine, on utilisait des planches en bois, mais de nombreux joueurs improvisent leurs planches avec de petites cavités dans la terre ou le sable. Le plateau de Mancala et les cailloux variaient en fonction des joueurs. Les joueurs se font face, avec une rangée de six cavités en face de chaque joueur.

Pour commencer le jeu, chaque cavité du plateau recevra trois cailloux (ou bien plus selon le jeu), totalisant 36 cailloux. Il convient de rappeler que les haricots, les cailloux, les billes, entre autres, peuvent être utilisés. Le jeu se termine lorsque la rangée de l’un des joueurs est vide. Pour collecter les cailloux de l’adversaire, chaque joueur doit élaborer des stratégies, tout en étant conscient qu’il est parfois nécessaire de perdre des cailloux pour en ramasser plus tard.

Shisima : un jeu inspiré par les puces d’eau

Joué par les enfants de l’ouest du Kenya, Shisima est un jeu impliquant l’alignement de trois pièces. Dans la langue Tiriki, le mot shisima signifie « étendue d’eau » et les pièces sont appelées : imbalavali (puce d’eau). Les puces d’eau se déplacent si rapidement à la surface des étangs qu’il est difficile de les suivre des yeux. C’est donc un jeu qui fait appel à la stratégie, au raisonnement et à l’anticipation.

Shisima se joue sur un plateau octogonal. Le but du jeu est d’empêcher son adversaire d’aligner ses pièces sur l’une des diagonales du plateau du jeu. Chacun des deux joueurs place ses pièces sur son côté du plateau et doit faire glisser une pièce à la fois le long des lignes jusqu’au cercle le plus proche. Celui qui réussit à aligner les trois pièces en premier, gagne la partie.

Yoté : un clone du classique jeu de dames

Classé parmi les meilleurs jeux de société du monde, Yoté est un jeu de société afro aide au développement du raisonnement et du sens de l’observation. C’est un jeu de confrontation mathématique entre deux joueurs sur une planche souvent improvisée directement sur le sol. Yoté s’impose comme l’un des meilleurs choix pour initier les enfants à développer leur raisonnement et leur sens de l’observation.

Les tactiques de jeu sont de véritables secrets de famille, transmis de génération en génération ; les enfants sont initiés au jeu lorsqu’ils sont capables de raisonnement stratégique. Il convient à cet effet de souligner la similitude entre les règles du Yoté et le classique jeu de dames. Chez certains peuples, ce jeu est réservé exclusivement aux hommes, qui s’en servent parfois pour résoudre des conflits.

Ce n’est pas tout !

En plus des jeux populaires cités ci-haut, il existe des centaines d’autres jeux afro moins connus, mais qui ne sont pourtant pas moins passionnants :

Le Queah est un jeu qui nous vient du Liberia. Il est apparenté aux jeux de stratégie abstraits de la famille des dames. Le Queah oppose généralement des adversaires disposant d’un nombre égal de jetons en utilisant des mouvements diagonaux.

Au Zimbabwe, on apprécie plus particulièrement un autre jeu tout aussi populaire : Tsoro Yematatu. C’est un jeu qui se pratique sur un plateau triangulaire sur lequel les deux joueurs déposent d’abord leurs trois pièces, puis déplacent ces pièces pour créer une rangée. Le premier qui y parvient remporte la partie.

Dara, un jeu très populaire au Nigeria. On y joue également avec trois rangs, mais très différent des autres jeux de position présentés dans cet article. Dara est un peu plus compliqué à apprendre, mais une fois que vous l’avez compris, il s’avère tout aussi amusant que les autres.