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Ce docu n'a pas de note Guerre à la bagnole ! Le vélo à la conquête des villes. Quelque chose a changé dans les villes de Suisse romande, durant la pandémie, en particulier à Genève et à Lausanne. Un petit matin de printemps 2020, les habitants ont découvert des kilomètres de nouvelles pistes cyclables, fraîchement peintes durant la nuit. Mais ce n’était pas tout. Juste le début d’une révolution. « Méthodes de cow-boys », « déni de démocratie », « foutoir », l’opération pistes cyclables de 2020 a provoqué une violente opposition, particulièrement à Genève. Les autorités des deux plus grandes villes lémaniques ont carrément été accusées d’avoir profité de l’effet du covid sur le trafic en ville pour imposer leur loi, sans consultation. D’autant que ces mesures se sont rapidement accompagnées d’autres changements : des centaines de places de parc supprimées à Lausanne, des rues fermées au trafic ou transformées en zones piétonnes. Conséquences : des bouchons à n’en plus finir et des effets sur le trafic automobile qui fait encore monter la fureur. La vérité, vous allez l’entendre dans ce reportage, signé Raphaëlle Aellig et Wilfred Rebetez. Oui, nos villes changent. A Genève, on rêve d’imiter Zurich. A Lausanne la rose-verte, c’est le modèle parisien qui séduit. Paris, où notre équipe a suivi un activiste pro-vélo du genre radical, « casse-couille » c’est son petit nom. Car désormais, c’est clair. Les partisans du vélo en ville sont en position de force. Les fronts se sont durcis, le danger sur les routes aussi. Rappelons encore que la Ville de Lausanne a présenté un plan climat très ambitieux au début de cette année 2021, comme l’ont fait avant elle les villes de Nyon et de Bienne. Parmi les mesures les plus spectaculaires, Lausanne vise « l’élimination », c’est le terme utilisé, de tous les véhicules à essence ou diesel, y compris les deux roues. Donc, seuls les véhicules électriques seraient autorisés à rouler à Lausanne d’ici à 2030. Tout cela devra bien sûr encore être débattu politiquement et approuvé. Un reportage de Raphaëlle Aellig et Wilfred Rebetez.