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Le groupe devient internationalement connu en organisant des actions, essentiellement seins nus avec des slogans écrits sur le corps, dans le but de défendre les droits des femmes, ce qui le conduit aussi à s’impliquer sur plusieurs autres sujets, notamment pour la démocratie et contre la corruption, la prostitution ou encore l’influence des religions dans la société, au départ uniquement dans l’Ukraine post-soviétique. Les militantes de Femen sont adeptes d’un féminisme radical qu’elles appellent « sextrémisme ». Le mouvement Femen s’affirme athée, antireligieux, et reproche à la laïcité d’être « une façon d’accepter l’inacceptable ». Le mouvement Femen est tantôt associé à la troisième vague féministe, tantôt considéré comme un élément de ce qui pourrait être une « quatrième vague féministe », à l’instar du mouvement SlutWalk (« marche des salopes ») qui a débuté au Canada en 20109, ou encore inscrit dans une lignée post-féministe représentative de l’asservissement et de la propriété publique du corps des femmes, et ce, jusque dans leurs luttes. Les Femen sont également l’objet de nombreuses critiques, tant pour leurs méthodes que pour leurs messages et leurs sources de financement, émises par des personnes ou groupes aux prises de position socio-politiques très diverses.