Longtemps considéré comme une œuvre isolée, Le Camp des Saints de Jean Raspail s’est imposé, cinquante ans après sa parution, comme la pierre angulaire de l’imaginaire xénophobe mondial. Sous couvert de fiction apocalyptique, ce texte distille une haine raciale décomplexée, anticipant les théories du « grand remplacement » et irriguant durablement les discours de l’extrême droite, des identitaires français aux idéologues trumpistes américains.

Thomas Rozec retrace le parcours de cet auteur et analyse comment cette œuvre est devenue le véritable ciment idéologique unissant des courants politiques pourtant disparates autour d’une obsession commune : la survie de l’Occident blanc.