Article | Formule 1 : les premiers enseignements de la saison 2026

Deux GP et déjà tant à noter. La saison 2026 de Formule 1, lancée avec sa révolution réglementaire et sa grille élargie à 22 pilotes, tient toutes ses promesses de spectacle. Entre la domination précoce de Mercedes, les batailles épiques chez Ferrari, et les désillusions retentissantes de McLaren et Aston Martin, ce début de championnat redistribue les cartes.

Retour sur les tendances qui se dessinent après ces deux premières épreuves disputées en Australie et en Chine. Et pour ne rien rater des courses futures, rendez-vous sur Quelle Heure Quelle Chaîne, plateforme spécialiste de la diffusion d’événements sportifs.

Mercedes déjà intouchable ?

Le constat est implacable après Melbourne et Shanghai : Mercedes écrase tout sur son passage. George Russell (51 points) et Kimi Antonelli (47 points) occupent les deux premières places du championnat pilotes, tandis que l’écurie allemande domine le classement constructeurs avec 98 unités, soit 31 longueurs d’avance sur Ferrari. Un écart déjà considérable après seulement deux courses.

Les Flèches d’Argent ont remporté chaque Grand Prix, témoignant d’une maîtrise technique qui fait trembler la concurrence. La nouvelle réglementation 2026, avec ses moteurs hybrides répartissant désormais équitablement la puissance entre thermique et électrique, semble avoir particulièrement réussi aux ingénieurs de Brackley.

Mercedes apparaît ainsi comme le grand gagnant de ce chambardement technique. Si ce niveau de performance se confirme sur les circuits différents qui arrivent, le championnat pourrait rapidement basculer en faveur de l’étoile à trois branches.

Ferrari et le show Hamilton-Leclerc

L’arrivée de Lewis Hamilton chez Ferrari en 2025 aura mis du temps à porter ses fruits. Pour sa deuxième saison avec la Scuderia, le septuple champion du monde a enfin décroché son premier podium en Grand Prix dimanche dernier à Shanghai, plus de dix-huit mois après son dernier podium.

Ironie du sort, c’est sur ce même circuit qu’il avait remporté la course sprint il y a tout juste un an lors de sa deuxième course en rouge, sans jamais parvenir à monter sur la boîte lors d’un véritable Grand Prix jusqu’à présent.

« C’est le GP le plus excitant que j’ai vécu de ma carrière. Ça ressemblait à du karting », s’enthousiasmait l’Anglais après son duel épique avec Charles Leclerc pour la troisième place. Ce combat roue dans roue entre les deux Ferrari a enflammé Shanghai. Hamilton s’est imposé face à son équipier grâce à une gestion exemplaire de ses batteries, point faible qu’il a travaillé tout l’hiver.

« Gérer les batteries, je n’y arrivais pas en testing », reconnaissait-il après coup. Ferrari (67 points) occupe la deuxième place des constructeurs et peut nourrir des espoirs si l’écurie parvient à progresser techniquement dans les prochaines semaines.

McLaren et Aston Martin : catastrophe industrielle

À l’inverse, McLaren vit un cauchemar éveillé. L’équipe qui a dominé 2025 en remportant le titre constructeurs se retrouve reléguée au milieu de grille avec seulement 18 points.

Pire encore : lors du Grand Prix de Chine, Lando Norris et Oscar Piastri n’ont même pas pu prendre le départ à cause de problèmes électriques sur leurs monoplaces. Le champion du monde en titre Norris est resté coincé dans son garage, tandis que la voiture de Piastri a été ramenée au box depuis la grille.

« C’est extrêmement frustrant », fulminait Andrea Stella, le directeur d’équipe, qui n’a pas hésité à pointer du doigt le motoriste Mercedes. « Les problèmes électriques provenaient tous les deux des propulseurs. Nous allons mener l’enquête avec nos partenaires chez HPP. »

Norris, seulement sixième du championnat avec 15 points, tente de positiver : « On doit juste encaisser le coup et s’assurer que ça ne se reproduira plus. »

Aston Martin n’est guère mieux loti. Fernando Alonso et Lance Stroll vivent un calvaire au volant de l’AMR-26, monoplace capricieuse qui alterne les problèmes mécaniques et les performances décevantes. Les deux pilotes pointent aux dernières places du classement avec zéro point.

Pour Max Verstappen aussi, les choses tournent mal : après l’abandon d’Isack Hadjar en Australie, c’est le Néerlandais qui a été trahi par sa mécanique en Chine (problème de refroidissement au 46e tour). « Au niveau de la performance, notre voiture avait des limitations significatives », admettait Laurent Mekies, le team principal de Red Bull.

La suite du championnat

Avec vingt courses encore à disputer sur les 22 restantes au calendrier 2026 Formule 1 (deux GP ayant été annulés au Moyen-Orient pour raisons géopolitiques), tout reste théoriquement possible.

Le prochain rendez-vous au Japon, puis les circuits européens – Imola, Monaco, Barcelone – offriront des profils très différents susceptibles de redistribuer les cartes. Red Bull dispose des ressources pour revenir dans le coup, Ferrari peaufine ses évolutions, McLaren et Aston Martin espèrent des miracles techniques.

Cette saison 2026 confirme dès ses premières courses que la révolution réglementaire a atteint son objectif : bouleverser la hiérarchie et offrir un spectacle imprévisible. Si Mercedes semble tenir la corde pour l’instant, l’histoire de la F1 nous a appris que rien n’est jamais joué d’avance. Les prochaines semaines s’annoncent passionnantes, avec des développements qui pourraient tout changer. Rendez-vous dès le prochain Grand Prix au Japon pour voir si les tendances se confirment !