En Afghanistan sommeillent des réserves de minerais, indispensables à la transition énergétique, qui attisent les appétits russes, chinois ou iraniens, tandis que l’Europe hésite. Quel impact aura cette manne sur une population écrasée sous le joug taliban ? Une enquête éclairante tournée sur place.
Au pouvoir depuis août 2021, le régime taliban est assis sur un immense trésor : des minéraux stratégiques qui intéressent le monde entier. Cuivre, lithium, cobalt, fer, chromite, uranium, mercure et surtout terres rares… Ces réserves font de l’Afghanistan une « Arabie Saoudite du minerai ». Au moment où les nouveaux maîtres de Kaboul se coupent des nations occidentales en adoptant des mesures iniques envers les femmes, qui ont disparu de l’espace public, d’autres pays ne s’embarrassent pas de scrupules. Chine, Russie, Qatar ou Émirats arabes unis y voient une opportunité : la paix retrouvée permet d’ouvrir l’accès à ces gisements, devenus indispensables à la transition énergétique.
Un nouveau terrain d’affrontement ?
Pour le moment, l’Union européenne (UE) repose à 90 % sur un approvisionnement chinois et russe pour développer ses technologies vertes et numériques. Mais compte tenu des rapports difficiles avec ces deux pays, il devient crucial de trouver de nouvelles sources d’approvisionnement. L’UE est-elle prête à frapper à la porte de l’Afghanistan, ce pays qui vient de rendre légales les violences conjugales ? La population afghane bénéficiera-t-elle de cette manne ou celle-ci plongera-t-elle son pays dans la tourmente, faisant de lui, à nouveau, un terrain d’affrontement entre grandes nations ? À qui profitera ce trésor ? Une enquête éclairante menée dans un Afghanistan sous surveillance, à l’aide d’une autorisation de tournage obtenue de haute lutte.
Disponible jusqu’au 28/02/2027