Tout opposait ces deux chefs de guerre : de Lattre et Leclerc. Une conception différente du commandement et de la stratégie militaire, mais aussi de la politique, et pour aggraver encore les tensions, une opposition absolue de caractères, de la conception des rapports humains et de la vie en général. La campagne d’Alsace portera au paroxysme cette haine mutuelle que de Gaulle aura su exacerber tout au long de la Seconde guerre mondiale. Le prisme des relations de Lattre-Leclerc permet en particulier de revivre ce choc, du début des hostilités aux débarquements de Normandie et en Provence, de la libération de Paris jusqu’à celle de l’Alsace, de la « drôle de guerre », en 1939, jusqu’à la capitulation nazie, à Berlin, en 1945.

Un film de Thomas Bravo-Maza , Stéphane Viard
2015
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