Des enfants encerclés par le trafic de drogue. Une école en état de siège. Le chemin Bas d’Avignon, à Nîmes, est devenu un terrain d’affrontement entre éducation et délinquance. Dans ce quartier populaire, les guetteurs sont recrutés dès l’adolescence, les trafiquants opèrent en face des écoles, et les enseignants doivent sécuriser leurs établissements comme des forteresses. L’école George Bruyer, classée REP+, illustre cette tension : enfants traumatisés, enseignants à bout, et un directeur obligé d’écrire à l’Élysée.

Les tentatives de réponse institutionnelle peinent à enrayer une économie parallèle bien implantée. Pourtant, entre angoisse et fatigue, les habitants, les enseignants et les associations continuent de se battre pour maintenir une vie digne et éducative dans un contexte devenu explosif.