Des milliers d’étudiants vivent dans des logements insalubres infestés de cafards, punaises de lit ou rats, parfois sans électricité ou exposés aux inondations. Malgré les 173 000 places proposées par le Crous, certaines chambres sont jugées indignes. Marine, par exemple, partage ses 9 m² avec des nuisibles et doit asperger chaque nuit son matelas d’insecticide pour tenter de dormir.

Ces conditions extrêmes compromettent la réussite universitaire et la santé mentale des étudiants, certains développant stress chronique, insomnies et phobies, comme Morgane après des mois d’infestation.

Face à cette situation, le Service Communal d’Hygiène et de Santé de Toulouse, dirigé par William Bizouarne, intervient pour enquêter et signaler les logements insalubres au préfet, pouvant conduire à des arrêtés d’insalubrité. Mais les procédures restent sources de tensions entre propriétaires et locataires, tandis que les étudiants continuent de subir des conditions de vie proches de l’enfer.


Un documentaire de Laetitia Kretz et Antoine Rouet