Durant plusieurs semaines, la cour, le public et la presse vont entendre les témoignages puissants et dignes de tous ceux, juifs ou résistants, qui sont passés entre les mains « du boucher de Lyon ». Torturés puis déportés, ils viennent mettre pour la première fois des mots sur leur calvaire, dressant en creux le portrait de leur tortionnaire et la barbarie de l’idéologie qu’il servait avec zèle. L’étude des deux premiers actes d’accusation, la rafle de la rue Sainte-Catherine puis la rafle des enfants d’Izieu, permet d’attester de la responsabilité et la culpabilité de Barbie. Car comme dans tous procès le témoignage et la preuve matérielle sont des éléments centraux de l’accusation…