« Srii, srii, srii… » Qui sont ces faucilles noires dont les cris stridents nous font lever les yeux au ciel dès le retour du printemps, qui frôlent les façades, rasent les toits à grande vitesse, se poursuivent et se faufilent en bandes sonores entre les bâtiments de nos villes et de nos villages ?
Ce sont les martinets noirs, qui nous reviennent directement d’Afrique où ils ont passé l’hiver. Inlassables voyageurs et voiliers hors pair, ils ne restent chez nous que quelques mois, le temps d’élever leur progéniture, après quoi ils repartent vers le sud, parcourant en une seule année près de 14 000km. Leur existence est passionnante mais elle est aussi parsemée d’embûches. La pire des menaces qui pèse actuellement sur le martinet noir est la disparition progressive de ses sites de nidification.
Vaincre tous les périls que le martinet rencontre au cours de ses voyages, c’est mission impossible, mais il est néanmoins possible de participer à sa sauvegarde en maintenant ses sites de nidification ou en en créant d’autres, sans pour cela déployer des moyens extraordinaires…