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Léonard de Vinci n’a laissé aucune esquisse préparatoire du portrait de la jeune femme vêtue de sombre, sans aucun bijou, au mystérieux sourire et au regard pénétrant. Sous la surface de la peinture où ne transparaît aucun trait de pinceau, elle semble un être de chair et de sang incroyablement vivant. L’artiste l’a-t-il peinte d’un seul élan, ou en plusieurs années de travail minutieux? Et surtout : qui était le modèle? À ce jour, deux hypothèses coexistent. La plus connue est celle du biographe Giorgio Vasari, reprise aujourd’hui par l’historien d’art Giuseppe Pallanti, qui voit dans ce portrait celui de Lisa, l’épouse de Francesco del Giocondo, négociant en soies à Florence, lequel aurait commandé l’œuvre en 1503. Cependant, une note du chroniqueur Antonio de Beatis datée de 1517, citant Vinci lui-même, indique qu’il s’agit d’une commande de Julien de Médicis. L’historien Roberto Zapperi s’en inspire pour conclure que derrière « Mona Lisa » se cache Pacifica Brandani, qui avait eu du commanditaire un fils illégitime. Les analyses scientifiques auxquelles le musée du Louvre a soumis son bien le plus précieux, éclairage infrarouge, rayons ultraviolets ou spectroscopie Raman entre autres, permettent-elles de trancher?