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Ce docu n'a pas de note Plus de cent chorégraphies en 30 ans, Maurice Béjart est la plus puissante force créatrice de la danse de notre temps, et probablement de tous les temps. La caméra le suit depuis l’instant ou, dans la salle de répétition, il confronte ses idées aux danseurs qu’il a choisis et aux musiques qui dynamiseront leurs pas. Béjart regarde ses interprètes comme l’écrivain contemple une page blanche. Nous assistons à une naissance. On voit peu à peu le geste se corriger, le rythme trouver ses accélérations et ses points d’orgue. Le tout, entrecoupé de réflexions explicatives, de conseils, d’encouragements, parfois de confidences quand chacun reprend son souffle. De la salle de répétition au théâtre, le spectacle acquiert sa première réalité publique, se vivifie. Béjart corrige. Nous voici maintenant à Venise. Béjart regarde, commente, danse, vibre. Un Béjart quotidien, affectueux, joyeux, tranquillen ému, nous offrant en apothéose le « pas de deeux » que dansent dans « light » Jorge Donn et Yoko Morishita parce qu’il fut inspiré à Venise par une danseuse dont il affectionne particulièrement le talent et l’humanisme : Carolyn Carlson. Un documentaire réalisé par François Reichenbach.