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Il y aurait bien des façons de raconter l’histoire de l’humanité ; mais il est certain que depuis le jour où l’un de nos ancêtres inconnu s’est emparé d’une flamme, l’histoire de l’humanité se confond avec celle de la domestication des énergies. Et parmi celles-ci, l’énergie électrique tient une place de premier plan. L’Histoire de l’électricité, c’est une histoire vieille comme le monde – ou presque : tout a commencé au sixième siècle avant Jésus-Christ, lorsque Thalès de Milet a découvert qu’en frottant un morceau d’ambre sur une peau de mouton, l’ambre se chargeait d’électricité statique… L’ambre : elektron en grec – l’électricité était née. Il faudra ensuite attendre la renaissance, pour que l’on s’intéresse à nouveau au phénomène ; à la fin du XVIe siècle, le médecin de la Reine Elizabeth d’Angleterre, William Gilbert, démontre que l’ambre n’est pas le seul matériau capable de se charger d’électricité statique, et que l’électricité et le magnétisme sont des phénomènes différents. Dans sa foulée, et jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, les esprits éclairés d’Europe se passionnent pour les phénomènes électriques : c’est l’époque de la physique des ducs, où l’on multiplie les expériences à base d’électricité statique, pour amuser les cours royales. Ce qui n’empêche pas la science d’avancer – bien au contraire : durant cette période, on découvre les notions de courant, de conducteur, de charge, d’isolant. On fabrique les premiers condensateurs électrique, et Benjamin Franklin met au point le paratonnerre… Mais le grand siècle de la science électrique, c’est le XIXème : avec l’invention de la pile électrique par Alessandro Volta, en 1799, on sait pour la première fois produire de l’électricité… Après lui, les découvertes et les inventions se multiplient à un rythme toujours plus effréné, du télégraphe inventé par Ampère à l’ampoule à incandescence d’Edison.