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Tous les trois jours en France, une femme est tuée par son compagnon. Pourtant, ces meurtres ne sont pas une fatalité : loin d’être des faits divers imprévisibles, ils fonctionnent selon un schéma précis, une mécanique qu’il serait possible d’enrayer. Laurie, Jessica, Estelle, Sandra, Nicole, Fatima, Virginie… une litanie de prénoms qui fait froid dans le dos. Depuis le 1er janvier 2017, en France, 140 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint. Tous les trois jours, une femme est assassinée par son compagnon. Un chiffre glaçant qu’il serait pourtant possible de faire baisser. Loin du fait divers imprévisible, l’homicide conjugal fonctionne selon un schéma type. C’est la conclusion d’Alexia Delbreil, médecin légiste au CHU de Poitiers, qui a réalisé la première étude d’ampleur sur ces crimes. A force de voir des femmes sur sa table d’autopsie, elle a décidé d’analyser tous les homicides conjugaux de sa juridiction. Elle a décortiqué 42 dossiers judiciaires en Poitou-Charente, soit des milliers de pages de procès-verbaux d’audition, d’expertises psychiatriques, de rapports d’autopsie. Un documentaire de Lorraine de Foucher, David Geoffrion et Thomas Lhoste pour Nova Production